16.10.2007
Yael Naim
Son nom vous dit peut etre quelquechose, surtout si comme moi, vous aviez ete voir la comedie musicale des 10 Commandements, c'est la seule artiste dont le nom m'avait attire l'attention.. Elle y chantait la soeur de Moise.

Grace au blog de moi, j'ai redecouvert cette artiste, grace notemment a sa reprise de Toxic de Britney... je vous laisse decouvrir ici.
20:00 Publié dans Feelings | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.09.2007
Retrouver le francais
Cest fou... meme pas un mois sur place et jen perds mes mots francais... les "th" et les "w" remplacent les "q" et les "j"... les S du pluriel deviennent des marques de possession...Je ponctue toutes mes phrases par un "U know"...
Vous connaissez le jeu de l'alphabet?.. Vous savez en voiture quand vous devez reconstituer lalphabet dans lordre avec les lettres des panneaux publicitaires ou dindication routiere, generalement les plaques mineralogiques ne sont pas autorisees... et bien en France vous verrez si vous y jouez que les lettres difficile sont le K puis surtout le W... et bien ici, le K est partout, et on butte sur le J et surtout le Q, les W foisonnent...
Cest ce genre de petite difference que jaime decouvrir ici.
Les oeufs sont blancs et non pas beiges (il parait quen France on peut trouver des blancs aussi mais jen doute ;)...)...
Les chiffres et le point sur le clavier sont accessibles directement (sans passer par la touche Maj)...
On conduit sa voiture comme dans les jeux video "jenclenche le stick, jaccelere, je freine, jaccelere"...
Les cadies des supermarches ont des roues hyperevoluees qui reconnaissent le parking du magasin et si on en sort, elles se cassent et le caddie saffaisse par lavant...(cest difficile a comprendre mais si je trouve le dessin explicatif colle sur les caddies je vous le passe)...
Il est impossible de trouver une petite table de cuisine et 2 tabourets pour manger... les americains mangent sur des tables "antiques" hors de prix ou debout...
Il ne sert a rien de prendre la grande taille de boisson au fast food car la plupart des boissons sont en "free refill" cest a dire a volonte (meme si de toutes facons un estomac francais sain ne peut pas ingerer la quantite de boisson superieure a la taille "medium")...
Dans chaque bar, chaque restaurant, chaque supermarche, il faut sortir son Id pour prouver quon a lage legal (21ans) de boire un verre de vin ou dacheter une biere...
Il est plus facile dobtenir une carte bancaire que de louer des films chez Blockbuster (ou il faut remplir des formulaires et passer un entretien avec le vendeur)...
Et une derniere pour la route, ils font les meilleurs cookies du monde mais ils vendent du "fromage" en spray ;)
02:45 Publié dans Feelings | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.06.2007
Un enfant d'amour
Comme beaucoup l'ont déjà fait, voilà la petite bafouille que j'envoie à l'Elysée en ces périodes de fête des pères...
Monsieur le président,
Tout d'abord, je me permets de me présenter brièvement. J'ai 25 ans, après des études supérieures de 5 ans après le baccalauréat, j'ai intégré la fonction publique hospitalière au sein de la fonction médicale, et je pense faire partie de la france qui se lève tôt, et qui reste même parfois debout toute la nuit pendant des gardes de douze heures. Je pensais être en situation régulière en France, pourtant il s'avère que mon statut n'est pas celui de tous les français.
La raison en semble être que depuis 5 ans, j'ai rencontré la personne avec qui je dois être, celle avec qui je veux passer ma vie et construire des projets, et que ces projets ne sont pas inclus dans le droit français, puisque cette personne est une femme et que moi aussi.
Alors je passe beaucoup de mes jours et de mes nuits à faire naître les enfants des autres, et je me pose beaucoup de questions... En france aujourd'hui, on peut faire des enfants par oubli (de contraceptif), on peut faire des enfants par dépit (pour relancer une vie conjuguale), on peut faire des enfants pour l'argent (pour entrer dans la tranche inférieure des impots et toucher plus d'allocations) on peut faire des enfants par erreur (de jeunesse, de discernement), mais on ne peut pas toujours, faire des enfants par amour.
Vous savez, monsieur le président, cette famille, notre famille, nous allons la créer... Pas maintenant, pas trop vite, mais celà ne dépend pas de vous, ni des lois, mais de nos envies, de nos situations. Nous prendrons ce chemin, et les lois ne pourraient que le rendre moins difficile. Mais ces enfants, que celà vous plaise ou non, sont d'ores et déjà une réalité.
Que chacun ait ses propres convictions je le respecte. Mais la prise de responsabilité aux plus hauts postes de l'état impose qu'on s'ouvre au plus grand nombre, qu'on prenne des décisions en fonction de l'ensemble de la population et des données de recherche actuelles et non en fonction de ses convictions personnelles basées sur son éducation, le plus souvent judéo chrétienne dans notre société, qui cloisonne l'esprit sur des fausses croyances.
Cette même éducation monsieur le président, condamne l'utilisation des préservatifs, les interruptions de grossesse, ne reconnaît pas le divorce et encore moins les familles recomposées. Or il me semble que vous même êtes actuellement très heureux dans une forme de ménage qui n'est pas la bienvenue si on respecte ces principes. Alors certes, les moeurs évoluent, on "tolère" et personne ne remettrait en cause actuellement ce statut de patchwork familial, on dit même que vous songez à le légaliser, en créant un statut du "beau parent" à juste titre d'ailleurs.
Mais si vous êtes vraiment l'homme que vous promettez d'être, celui de l'ouverture, celui de l'égalité de tous les français, je vous demande d'aller au delà de vos convictions personnelles, de lire tous les rapports de pédopsychiatres, psychologues, chercheurs et autre qui se sont scientifiquement penchés sur la question pour répondre de façon unanime "que les enfants issus de famille homoparentales ne présentaient pas plus ni moins de problèmes que ceux issus de familles hétéroparentales".
C'est à celà que nous aspirons, monsieur le président, le droit d'être "des parents aussi pires que les autres".
Certes mes enfants ne fêteront pas la fête des "pères" comme tous les enfants, mais je le répète, cela ne leur portera en aucun cas préjudice, si l'ensemble des facteurs d'éducation, de valeurs, de modèles masculins et féminins, de vérité et d'amour surtout, sont posés. Ils m'offriront tout de même un téléscope.
Arrêtons l'hypocrisie, la "pseudo tolérance" qui nous pousse en Belgique ou en Hollande, nous alloue des allocations de concubinage mais ensuite de parent isolé complètement injustifiées, nous laisse vivre dans la société sans faire de vagues mais sans aucunes garanties en cas de coup dur de la vie que peuvent être les séparations ou les deuils.
Monsieur le président, je m'adresse au père qui est en vous, je vous demande d'ouvrir vos yeux, et votre esprit, et d'avancer plus vite que la morale judéo chrétienne ne le fait, vous en avez la possibilité, je vous demande l'autorisation légale de faire des enfants par amour.
Cordialement,
Linem
11:45 Publié dans Feelings | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
06.06.2007
Quand je regarde...
Sa petite bouille toute ravie de se poser devant le foot à la télé... (est ce à cause de chouchou??)
Son sourire quand elle mange des quenelles... (après 4 ans à m'en priver à cause des souvenirs de sa cantine)
Son addiction à Lost après avoir passé 3 saisons entières à regarder toute seule... (même qu'elle a kros peur alors elle se cache dans mes bras)
Ses petites mains s'affairer à étendre mes chaussettes et mes chemises... (même si elle râle quand y a une catastrophe "mais d'où vient ce jaune???")
Ses sourires complices à ma mère autour d'un café le matin... (même que elle, elle se fait pas engueuler si elle se trompe de programme de lessive!!)
Ce mail qui annonce son acceptation à Colorado School of Mines...
...
Je me dis qu'on a parcouru un sacré paquet de chemin.
Et que je suis méga fière.
21:20 Publié dans Feelings | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.05.2007
17 Mai : Tract de l'IDAHO
Tract des Panthères Roses
IDAHO 2007
BIEN SUR, VOUS N'ETES PAS HOMOPHOBES, MAIS...
Être homophobe, c'est ringard ! D'ailleurs tout le monde est contre l'homophobie, même Sarkozy, pourtant farouche opposant à l'égalité des droits, mais qui brouille les pistes avec sa discrimination positive bidon . Même mon voisin, qui conduit pas « comme un pédé », mais qui n'a rien contre « ces gens-là »... La posture anti-homophobe cache souvent une forêt d'insultes, de lois discriminatoires, de comportements d'exclusion... qui ont la vie dure !
UNE TOLERANCE SI HOMOPHOBE
La lutte contre la discrimination fait désormais partie de l'attirail de tout responsable politique qui se respecte. Rares sont ceux qui osent encore dire que les homosexuels sont « une menace pour la survie de l'humanité » (C. Vanneste, député UMP, 07/12/04, que Nicolas Sarkozy n'a toujours pas jugé utile d'exclure de l'UMP) : la tendance serait plutôt à une certaine « tolérance ». Mais à condition que les « toléréEs » restent gentiment « anormaux » et soigneusement maintenuEs à leur statut d'infériorité. Pendant que les transgenres et les transsexuelLEs sont encore considéréEs comme des malades mentaux par l'Etat, la tentative de pathologisation et de labellisation des homosexuelLEs aboutit très logiquementà la recherche du gène responsable de ce « comportement ». Il existerait ainsi un ordre naturel entre les hommes et les femmes, les homos et les hétéros, les blancs et les noirs, les dépressifs et les joyeux-de-vivre, réaffirmé par la science... La biologisation de la société permet du même coup de la dépolitiser et de réduire à néant les revendications légitimes des pédés, gouines et trans. On leur propose alors avec magnanimité un sous-contrat de mariage leur étant exclusivement réservé, à eux, pauvres victimes de leur ADN (le fameux Contrat d'Union Civile). Plaindre les LGBT qui souffrent c'est charitable, mais mettre les normaux et les dégénéréEs sur un rang d'égalité... JAMAIS !
Si, pendant la campagne, de nombreux candidats y sont allés de leur petit mot électoraliste à destination des gays, les mêmes poussent des cris d'horreur lorsque des LGBT exigent l'égalité totale en droit comme en fait. Ainsi, Sarkozy rassure les gens « normaux » : le CUC ne donnera pas lieu aux possibilités d'adoption. Et 174 députés ont d'ores et déjà signé « l'entente parlementaire », manifeste visant à bloquer toute discussion sur l'homoparentalité. Nous pouvons donc toujours compter sur une déferlante conservatrice prête à tout pour préserver les privilèges hétérosexuels. Le mariage reste un « repère » fort qui énonce qu'un mode de vie prévaut sur tous les autres : le couple hétérosexuel producteur d'enfants. A droite, de Bayrou à Sarkozy, les unEs et les autres, tout en niant être homophobes, ont défendu à cors et à cris cet « ordre symbolique » menacé par des déviantEs un peu trop gourmandEs ! Tout l'art consiste à condamner un principe flou - l'homophobie - sans toutefois le définir. Cela permet de s'en tenir à de bonnes intentions morales en jouant habilement avec les revendications LGBT mais sans concéder aucun droit.
« C'EST PAS UN TRUC DE PEDE »
Dire qu'un truc qui vaut rien c'est « un truc de pédé », pour bien prouver qu'un pédé ça vaut rien, c'est de l'homophobie. Ne pas envisager qu'une femme puisse ne pas désirer les hommes, c'est de la lesbophobie. Mépriser celui ou celle qui n'a pas l'apparence de son sexe de naissance, c'est de la transphobie. Ce mépris des gais, des lesbiennes et des trans dessine trop bien les contours de la normalité hétérosexuelle. L'homme hétérosexuel, courageux, viril et avide de pouvoir... n'est pas un pédé. Affectueuse et maternelle, son « complément naturel », la Femme, n''est pas une gouine moche et masculine. Bref le « bon sens » a systématiquement besoin de se référer aux LGBT pour décrire ce qu'il ne faut surtout pas être. Ainsi, les discours sur les LGBT ne tarissent pas. Des sexologues étudiant ces comportements « pathologiques » (donc curables ?), aux émissions de télé qui nous utilisent comme le dernier exotisme tendance...le monde parle de nous pour mieux usurper notre parole. Si les anormaux parlent, que vont-ils dire ? Qu'il est possible pour une femme de jouir sans bite. Qu'en effet monsieur aime se faire enculer. Que monsieur a de jolis pectoraux depuis sa mamectomie... Et puis quoi encore ??? Que l'hétérosexualité ne serait pas le seul mode de vie possible, tant que vous y êtes ! Pour éviter cela tous les moyens sont bons : inégalité dans la loi, insultes au quotidien, agressions, dépréciations, invisibilisation, culpabilisation.... L'homophobie, la lesbophobie, la transphobie, ce sont toutes ces exclusions qui permettent aujourd'hui encore de maintenir le mode de vie hétérosexuel comme supérieur à tout autre.
QU'EST CE QUE T'AS APPRIS A L'ECOLE AUJOURD'HUI ?
Cette année, le thème de la Journée Internationale de Lutte Contre l'Homophobie et la Transphobie* est l'éducation. Mais l'école républicaine ne peut pas être concernée car elle est tolérante, elle est ouverte...ben voyons ! Pourquoi l'école est-elle encore le lieu ou l'homosexualité est la plus mal vécue ? Où la transexualité n'est jamais abordée ? Pourquoi l'éducation sexuelle y est-elle rare et hétérocentrée ? Pourquoi l'homosexualité y est-elle traitée comme un problème, voire un risque dans le cadre de la prévention ? A l'école, comme ailleurs, l'homosexualité reste abordée dans un cadre médical mais jamais sous l'angle de l'épanouissement, de la découverte et c'est le plus souvent face à l'infirmière qu'on en parle ! ET LE PLAISIR DANS TOUT CA ?
AFIN QUE CESSENT LES DISCRIMINATIONS, NOUS EXIGEONS DU FUTUR GOUVERNEMENT L'EGALITE DES DROITS POUR TOU/TES, PRE-REQUIS POUR LUTTER CONTRE LA LESBOPHOBIE, LA TRANSPHOBIE, L'HOMOPHOBIE DANS LA LOI, DANS LES FAITS, DANS LES ESPRITS.
*IDAHO = International Day Against Homophobia, par ailleurs non reconnu par le gouvernement français.
Lien de l'association : www.pantheresroses.org .
18:15 Publié dans Feelings | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.05.2007
La liste
Aller à un concert
Repeindre ma chambre en vert
Boire de la vodka
Aller chez Ikea
Mettre un décolleté
Louer un meublé
Et puis tout massacrer
Pleurer pour un rien
Acheter un chien
Faire semblant d'avoir mal
Et mettre les voiles
Fumer beaucoup trop
Prendre le métro
Et te prendre en photo
Jeter tout par les fenêtres
T'aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu'à ça
Est ce que ça te dé-çoit ?
J'ai rien trouver de mieux à faire
et ça peut paraître bien ordinaire
et c'est la liste des choses que je veux faire avec toi
Te faire mourir de rire
Aspirer tes soupirs
M'enfermer tout le jour
Ecrire des mots d'amour
Boire mon café noir
Me lever en retard
Pleurer sur un trottoir
Me serrer sur ton coeur
Pardonner tes erreurs
Jouer de la guitare
Danser sur un comptoir
Remplir un caddie
Avoir une petite fille
Et passer mon permis
Jeter tout par les fenêtres
T'aimer de tout mon être
Je ne suis bonne qu'à ça
Est ce que ça te dé-çoit ?
J'ai rien trouver de mieux à faire
Et ça peut paraitre bien ordinaire
Et c'est la liste des choses que je veux faire avec toi
Je sais je suis trop naïve
De dresser la liste non exhaustive
De toutes ces choses que je voudrais faire avec toi
T'embrasser partout
S'aimer quand on est saouls
Regarder les infos
Et fumer toujours trop
Eveiller tes soupçons
Te demander pardon
Et te traiter de con
Avoir un peu de spleen
Ecouter Janis Joplin
Te regarder dormir
Me regarder guérir
Faire du vélo à deux
Se dire qu'on est heureux
Emmerder les envieux.
A quelques rares phrases près, ça pourrait être de moi. ;)
13:29 Publié dans Feelings | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.05.2007
Disparition...
J'ai besoin de vous...Non, non, ne vous inquiétez pas, on va pas se remettre à parler politique, on va pas refaire le match, on en connait tous la fin.. Mais j'ai quand même besoin de vous, je m'explique..
Ce matin, en bonne citoyenne française, je me suis appliquée à remplir ma déclaration de revenus. Je me suis bien concentrée, j'ai tiré la langue et tout, parcequ'en plus c'est la toute première. Alors j'ai pris toutes mes feuilles, bien rangées par ma L dans ses fameuses pochettes, ma calculette et tous mes neurones et vlà ty pas que tous ensemble, on s'est attaqué aux fameuses cases.
Allez zou... "Vous êtes?... mariée?" Non peux pas, tiens ça rentre pas dans la case comme dirait Zezette... "Pacsée?" Bah non pas encore on croyait en Sego nous.. "Divorcée, veuve, célibataire?" Ah bah allez zou pour célibataire.
Je retrouve les chiffres, les virgules, les centimes d'euros, je clic sur tous les petits points d'interrogation pour bien tout comprendre comme pour les frais kilométrique et vlà ty pas que j'apprends que de toutes façons, même pacsée, ça marchera pas.. ou alors faut racheter des voitures toutes neuves après le pacs, bah tiens comme si on aura pas tout dépenser dans une méga fête!! Sont cons mdr.. Et pour les mariés cest pareil? .. Ah bah nan tiens, quand tu te maries cest tautomatique, tout devient à toute le monde, alors que le pacs.. bah cest pas pareil.
Alors je ne ferai pas la joie à ma chère belle mère de râler sur le trop d'impôt que je paye car étant de gauche, j'en fais un devoir.. Payer plus parceque je gagne mieux ma vie, OUI à 200%... payer plus parceque je rentre pas dans les cases... Le OUI a nettement + de mal à passer quand même.
Me vint alors une idée qu'elle est bonne, le nouveau président!! Celui qui a dit "Je serai le président de TOUS les français machin houra ouais" (nbdm : mettre l'intonation de Florence Foresti) il avait bien dit que si on se levait tôt, on gagnerait plus de sous (et donc qu'on en paierait moins, logique inébranlable), je vais donc de ce clic, m'en assurer...
"Ce changement je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français. Je le ferai dans un esprit d’union et de fraternité. Je le ferai sans que personne n’ait le sentiment d’être exclu, d’être laissé pour compte."
Ah bah voilà, il dit bien tout ça, alors comment que ça se fait moi que je me lève à 5h30 tous les matins pour aller travailler et que je paye quand même + que les autres??? Alors un doute me prend, m'aurait on menti?
Je relis toutes les lignes, le méga discours du nouveau président de France du début à la fin... Quelque chose a disparu!!!
Aidez moi, la devise de notre beau pays dont "on est tous si fier" comme il dit le petit "youki youra ouais!".. cest pas "Liberté, Egalité, Fraternité"???
Si?... Bah y a comme un "petit" soucis alors.. j'ai pas trouvé beaucoup de mot en "té"...
J'ai fait une liste, j'ai trouvé "respect" "démocratie" "ensemble" (remarque c'était le thème de campagne..) "travail" "autorité" "morale" "respect" (encore!!) "mérite" "honneur" "identité nationale" "fierté" (ah tiens si en voilà des mots en té) "union" "dignité" "FRATERNITE"!!! Ouais !! Un bout de la devise, cool cool méga cool... Mais où sont donc passées les autres???...Ah là! à la fin ça arrive.. "tolérance" "LIBERTE" Ouais!! Manque plus qu'un bout..
Ah ban non... C'est fini...
C'est bien ce qu'il me semblait... L' EGALITE a disparu...
Si vous LA retrouver, faites moi signe.
15:30 Publié dans Feelings | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.05.2007
On ne partage pas
Il y a des sentiments qu'on ne partage pas.
Des sourires ou des larmes, des sentiments de victoire ou de défaite, de l'espoir ou de la peur, des sourires ou des larmes.
Nous vous laissons quelques temps, nous reviendrons peut être, ici ou ailleurs.
Là, on va juste prendre un peu de temps.
23:26 Publié dans Feelings | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.04.2007
Le père et le fils (II)
Il est assis sur le canapé beige du salon acheté l’automne dernier, en promotion lors de la foire locale. L’image du téléviseur saute un peu et il faut souvent se lever pour changer les chaînes mais ils ne l’avaient pas payer cher alors ils s’y faisaient bien. Il aurait sûrement pu réparer, ça ne devait pas être grand-chose, mais la technologie c’est encore trop nouveau pour lui. Il connaît mieux le maniement du pressoir à Perroquet que son grand père lui a appris, ou celui des pistons inversés dans un moteur Boxer.
Il regarde le match France – Allemagne de l’Ouest, c’est la coupe du monde de football, la demi finale. Il se demande si la blessure de Batistton n’est pas trop grave, il vient d’être évacué du terrain. Il n’est pas chauvin mais quand même ça aurait mérité une sanction.
A côté de lui, sur le canapé, un petit d’homme qui vient tout juste de souffler ses dix bougies. C’était mardi dernier, sa femme avait fait un gâteau au chocolat qu’elle avait recouvert de sucre glace et quand Enzo avait soufflé, un nuage blanc avait recouvert la table en formica. Le garçon avait lancé un regard un peu terrifié à son père, de peur de la bêtise, avant de se permettre de rire. Et il n’avait pu s’empêcher de rire avec son fils, il ne savait pas résister à ces notes là. Ils avaient invités ses parents et ceux de sa femme, le petit ne savait plus où donner de la tête entre tous les cadeaux.
Enzo lui ressemblait beaucoup et il n’en était pas peu fier. Il aimait son fils autant qu’il aimait ce rôle qu’il avait du apprendre à jouer, le rôle de sa vie, celui de père. A la surprise de sa femme, et surtout de sa mère, et même de lui-même, il avait aimé ce petit bout de chair rose, gigotant, pleurant et glissant depuis le premier jour. Il avait su. Il avait su poser son index au creux des doigts minuscules, mettre les dessins devant, tenir sa tête, prendre la température de l’eau avec son coude. Il avait su ensuite arpenter les magasins de jeu, se repérer au milieu des rayons multicolores, de tracteur jaune, de poupées roses, de ballons bleus. Il avait repris le chemin des bancs de l’école, en portant un cartable plus léger qu’une grappe de raisin, rempli d’un goûter et d’un Doudou, et en dessinant des lettres rondes avec la main de son fils.
Il aurait sans doute pu faire mieux certaines fois, comme par exemple quand il avait poussé Enzo à enlever les petites roues de son vélo et qu’il avait du essuyé les larmes de son fils et la colère de sa femme pour un nez rapé. Il se le demandait souvent et puis il se disait que personne n’était parfait, ses propres parents par exemple, et pourtant il était bien là, droit dans ses chaussures et dans ses regards, alors il s’efforçait de faire du mieux qu’il pouvait et espérait que ça suffirait pour donner à son fils les forces nécessaires pour affronter le monde.
La deuxième mi-temps vient de commencer, il regarde Enzo et le verre d’eau fraîche que sa mère vient de lui apporter. Il aime ces moments, il aime se dire que ce sont comme autant de « je t’aime » qu’il a du mal à dire, peut être parce que son père à lui ne lui a pas appris. Il prend ce rôle à cœur, il explique les règles, les tactiques, il rêve un peu aussi, comme tout le monde des papas, d’un futur Enzo Platini, mais il ne le pousse pas, le garçon est pour l’instant plutôt rêveur, et préfère la poésie à tirer des penalty, et il respecte ça…
La fin du match est proche, la France mène trois buts à un, c’est bien engagé. Enzo est superstitieux et lui reproche de crier victoire trop tôt, les petits yeux noirs de son fils le font sourire mais il ne veut pas le décevoir, il fait semblant d’être sérieux au début, et le devient réellement quand l’Allemagne revient au score. Peu importe après tout, sa vie ne changera pas en fonction du résultat, elle a déjà changé, dix ans auparavant, et après réflexion, ça ne pesait pas bien plus qu’un ballon rond… 1982.
13:58 Publié dans Feelings | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.04.2007
Le père et le fils (I)
Il est là, assis, seul dans la pièce sur un siège en plastique blanc. Des gens passent autour de lui, tous en blanc eux aussi. Décidemment. Il lève les yeux à chaque fois, guette un regard, un mot, des nouvelles. Lui, il s’est habillé avec ses habits du dimanche, même si on est jeudi, ça fait contraste ce bleu sombre avec tout ce blanc. Il s’est dit que c’était un évènement tout de même, non ? Il se demande, il ne sait pas trop, et personne ne l’aide vraiment dans cette maison blanche, rempli de gens en blancs, de sièges blancs.
Dé-zoom de la pièce, il est là assis, un peu pataud, un peu gauche, il essaie de se faire petit pour pas gêner en essayant de tendre l’oreille, c’est un jour important, il a un rôle à jouer qu’il ne connaît pas bien mais quand ce sera à lui, il faudra qu’il soit là.
Il a déjà rempli la première partie du contrat, attraper la valise préparée depuis des semaines sous un bras, sa femme dans l’autre, et les clefs de voiture. Il avait même planté spécialement une petite vis près de la porte pour ne pas avoir à les chercher au fond de ses poches ou dans le panier à bazar dans l’entrée. Il avait trouvé que c’était une bonne idée cette vis… et devant les yeux de sa femme tout à l’heure il avait su que oui, il avait bien fait, elle ne lui aurait pas accordé une minute de plus. Il avait conduit la Renault aussi rapidement que la sagesse le lui permettait, ils devaient arriver entier, sa femme, lui et…
Ensuite tout avait été vite, il avait garé la voiture, aidé sa femme à sortir, et sonné à la porte. Le mur s’était mis à parler « C’est pour quoi ? » Il avait regardé sa femme, vu qu’elle ne pouvait pas répondre alors un peu hâtif il avait bafouillé « Euh, c’est pour ma femme, elle a le bébé, enfin je crois ». On était venu ouvrir, des gens en blancs, ils avaient accompagné sa femme au bout du couloir « Vous voulez assister monsieur ? » Il n’était pas trop préparé à cette question, ni à ce que ça voulait dire, ni à ce qu’il voulait répondre, alors il avait décliné doucement, d’un signe de tête et d’un pas de recul. Sa femme était trop prise dans son ventre pour lui faire un signe, on lui avait indiqué la pièce, celle où il était assis, seul, sur un siège en plastique blanc. Il s’était assis, il avait attendu, il attendait la suite.
Il aurait du l’embrasser peut être, sa femme, non ? Il ne savait pas trop. Il se demandait s’il avait bien fait ce qu’il fallait faire. Il pensait que oui. Mais là, il ne savait pas trop. Et tous ces gens en blancs ne l’aidaient pas, ils semblaient tous avoir leur place ici, savoir quoi faire. Lui, à part rester assis là, il ne savait pas trop. Il répondait aux sourires qu’on lui envoyait. Il attendait. C’était long. Mais il se rappelait que c’était normal, sa mère lui avait dit « Un premier ça prend le temps qu’il faut ». Donc s’il le fallait, il attendait.
Depuis un temps certain, il est là, assis seul sur son siège en plastique. Et puis, une femme en blanc s’approche, il la regarde, elle lui souri. Il sait alors que c’est pour lui, le sourire est différent, elle s’avançe vers lui assurément. Il se leve, la salue. Elle ne cesse pas de sourire, puis ouvre la bouche... Il avait bu chacun de ses mots comme on boit un futur grand cru de vin directement au fut, et il s’était rappelé de chaque gorgée toute sa vie... « Votre fils est né monsieur…lui et la maman vont bien ».
Alors il la suit, il ne se pose plus de questions, il met le déguisement qu’elle lui tend, le bonnet de cuisinier, la chemise qui s’ouvre dans le dos, les chaussures en papier blanc. Il avance dans le couloir qu’il a tant observé. Elle pousse une porte, il entre. La salle est remplie de beaucoup de choses mais il n’en voit qu’une…Il s’approche de sa femme, lui pose sur le front le baiser qu’il avait retenu tout à l’heure, et il le regarde, droit dans les yeux toujours, lui… Et là, à ce moment, il sait…
Enzo... 1972
13:43 Publié dans Feelings | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


