14.08.2009

Génie nocturne

Il y avait tout.. les personnages, les lieux, l'histoire, l'intrigue.. tout se tenait, c'était, sans fausse modestie, une super histoire, que j'allais rapidement transcrire sur papier pour le coup c'était pas un problème.. Je la voyais défiler sous mes yeux, limite la version movie déjà signée par les grands d'Hollywood.. enfin vu ma vie, ce serait Almodovar que cela ne m'étonnerait pas...avec une BO de malade.

J'avais cette conscience qu'on a parfois pendant les rêves, celle qui sait qu'on rêve, mais sans faire en sorte de se réveiller, vous savez? Comme quand on en profite pour sauter sur Brad Pitt qui passe par là, ou qu'on fait des trucs débiles car on sait qu'on reêve et on en profite..

J'étais trop contente d'avoir enfin rempli les blancs, reçu cette histoire que j'attendais et de faire un pas de plus vers ma future vie de riche rentière suisse dans ma Mini sur les bords du lac Léman en Maje et Manolo à raccrocher au nez de Marc Levy qui me harcelerait pour faire un livre de discussion philosophique commun à la BHL..

J'ai ouvert les yeux dans un brouillard familier... J'ai entendu les cloches de l'église d'à côté sonner..  j'ai eu du mal à connecter mon cerveau... j'ai retrouvé mon téléphone sous une pile de fringues... je me suis passée la main dans les cheveux et je me suis arrêtée genre "...il me semble que quelque chose me file entre les synapses"...

Et depuis j'ai beau fouiller dans les recoins de mon petit cerveau, je ne retrouve que le sentiment de contentement de combien mon histoire était bien, mais suis pas foutue de me rappeler ce que c'était...

 

Tant pis, il paraît que c'est pas si bien que ça la suisse d'abord...

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