26.06.2009
Sous les fontaines, des poissons rouges
Il flottait dans l’air comme un parfum nouveau, une sorte de rébellion simple sur la vie en générale, on était jeune, c’était l’été. Avec mag pour seul témoin, il parait que je posais sur toi de tendres regards déjà. Il parait.
On arpentait des rues que je peine à reconnaître aujourd’hui, c’était sûrement les mêmes pourtant. Mais elles étaient teintées de cet éclat que donne un amour naissant, et quel amour…un peu comme dans un film avec un flouté artistique et la musique en fond encore un coup avec du yann tiersen.
Il y avait du chinois à emporter, il a fermé depuis, une despé et des jeux d’enfants. Il y avait des séances de cinéaste amateur avec du colin, des petits pois et des attaques de fourchette. Il y avait des abris bus sous la pluie et des feux d’artifice au-dessus du cimetière.
Il y avait ma main dans tes cheveux, courts. Très courts.
On avait lu ensuite dans un magasin de filles que cela signifiait qu’on était faites l’une pour l’autre. C’est pas moi qui le dit, c’est le test.
On se prenait pas la tête, on emmerdait le monde, les ex, les exams, le futur, non pas le futur…
On a tout mis dans une boite, les peurs, les angoisses, les idées noires, les jess, les yo, les carine, les dijon, les damien, les listes d’attente, les prépas. On a refermé, on a scotché, le temps d’un été on disait et qu’est ce qu’on a rigolé…
Il parait que depuis, je te fais rire à peu près tous les jours... sourire, c'est parceque cela te va tellement bien... Est-ce que tu te rappelles la première fois ? Ça parlait de vie sexuelle des phacochères je crois..
Il y avait déjà, toutes ces évidences.. les bronzés, barjavel, élea.. et toutes celles qui ont suivies.. une évidence constante, n’est ce pas ? c’est ce qu’une écriture penchée à gribouillé sur une page un jour…
Il y avait aussi les faux-semblants des premiers pas, quand je t’invitais au lac en shorty violet ou que je te proposais de venir faire du roller. Quand je faisais mine de pas avoir peur, ni de ton exil, ni de notre histoire, ni de la salle de bain de ton père, ni du futur, ni de rien d’ailleurs. J’étais genre trop forte quoi. Même pas peur d’abord.
Il y avait nos nuits à discuter des heures, à refaire le monde, à se découvrir et les matins ensomeillés à maudire le carillonneur. Je m’en fous qu’il soit super connu. Il y avait des soirées où je galerais pour garer ma ferrari rouge et où tu m’as fait escalader des barrières tellemet haute et pointue que mes pantalons s’en souviennent encore.
Il y avait nos nuits à arpenter la ville où nous avons aujourd’hui niché notre nid, il y avait mag et remi, il y avait des bières, et dans les fontaines, j’en suis sure meme si personne ne m’a cru, il y avait des poissons rouges.
18:32 Publié dans Feelings | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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